1953 – Éphémérides Asbestos et environs

Je poursuis mon voyage dans le temps en vous partageant des éphémérides.

Je vous invite, pour ce blogue d’octobre, à vivre les faits saillants de l’année 1953, tels que relatés par la Société d’histoire d’Asbestos dans un cahier spécial du journal l’Actualité-Étincelle. À ces textes, j’ajoute à l’occasion mon grain de sel et quelques souvenirs personnels.

À ces textes, j’ajoute à l’occasion mon grain de sel et quelques souvenirs personnels.

Pour l’année 1953, nous avons cherché des photos et visuels relatant cette année-là. À défaut d’en trouver qui correspondent aux événements mentionnés plus bas, nous vous proposons plutôt certains plans des rues de la ville d’Asbestos et des installations de la CJM. Pour mieux voir les plans, vous pouvez les agrandir sur votre écran en appuyant sur les touches (Ctrl +) en même temps. L’éditrice des Carnets de Charles-Émile, Renée Giguère

16 janvier Promue par nos ligues de Sacré-Cœur, une campagne de sensibilisation a obtenu l’appui de nos marchands locaux. Les décorations dans les vitrines rappelleront avec des slogans appropriés à ceux qui sacrent et blasphèment, l’erreur qu’ils commettent avec cette mauvaise et vulgaire habitude.

17 février – Un violent incendie a complètement détruit la Boulangerie d’Asbestos, propriété de M. Philémon Corbeil, située sur la rue Lafrance à Asbestos. Les pertes sont évaluées à environ 40 000 $. Les assurances couvrent environ la demie des pertes. Elle sera reconstruite.

20 février – La firme de Mtl Harry Patterson a signé un contrat pour l’extraction d’un million de tonnes de minerai d’amiante sur la propriété de Dominion Asbestos à Saint-Adrien-de-Ham. À son début, l’usine pourra traiter 2 200 tonnes de minerai par jour avec une possibilité ultime de 4 000 tonnes.

13 mars – À partir du 1er avril, le 7-11 Hussard de Danville aura son entraînement le mercredi soir après la parade. L’entraînement des officiers sur les tactiques employées dans le corps blindé sera fait le lundi soir.

20 mars – M. Henry Lodge a vendu sa propriété, le Mar-Lodge, du canton de Shipton à MM. Guy Lambert et Roger Plourde, en échange du Théâtre Lise.

24 avril – Les sportifs sont invités à une célébration à l’honneur du club Météor, champion de la ligue des Bois-Francs au club AAAA, vendredi soir. Billets à 2,50 $ le couple.

8 mai – On démolira l’arche d’honneur érigée sur la rue Manville à l’entrée de la ville d’Asbestos. Elle avait été construite en septembre 1944. Après 10 ans d’existence, elle demandait beaucoup de réparations. La compagnie Johns-Manville (CJM) demanda à la ville la permission de démolir cette pièce devenue historique, qui était située en face de la manufacture.


10 juillet – De grandes cérémonies sont prévues à Richmond, Sherbrooke et Coaticook pour célébrer le centenaire du rail dans l’Estrie. La principale attraction sera le train-musée composé de trois locomotives à vapeur et de six wagons, de véritables pièces historiques témoins de l’évolution du chemin de fer national depuis 1836.

24 juillet – La CJM a vendu récemment deux lots situés sur la rue Jeffrey à la Eastern Townships Telephone pour y installer une nouvelle centrale téléphonique pour offrir un service automatique à cadran pour la ville d’Asbestos.

7 août – M. Florent Bruneau, résidant à Saint-Georges-de-Windsor, vient de remporter un concours visant à reconnaître le fermier qui gère son exploitation de la façon la plus rationnelle parmi les 25 concurrents du comté de Richmond.

21 août – Une école mixte recevra 350 élèves dès cet automne. L’école Castonguay, du nom du premier curé d’Asbestos, aura 12 classes.

18 décembre – On apprend que la National Plastic Products Co, filiale de la puissante Dow Chemical Company, vient d’acheter une usine construite par la ville de Richmond dans son parc industriel. Elle offrira du travail à une centaine de personnes.


Source

Plans de la ville d’Asbestos – Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ)

1952 – Éphémérides Asbestos et environs

Je poursuis mon voyage dans le temps en vous partageant des éphémérides.

Je vous invite, pour ce blogue d’octobre, à vivre les faits saillants de l’année 1952, tels que relatés par la Société d’histoire d’Asbestos dans un cahier spécial du journal l’Actualité-Étincelle. À ces textes, j’ajoute à l’occasion mon grain de sel et quelques souvenirs personnels.


À ces textes, j’ajoute à l’occasion mon grain de sel et quelques souvenirs personnels.

1952

22 février – Après une courte période d’activités à Danville, l’Acton Dress and Sportwear vient s’établir à Asbestos dans un local industriel de 5 000 pieds carrés que possède la municipalité sur le boulevard Morin. Cette industrie emploie déjà une trentaine de couturières pour la confection de chemises, coupe-vents et autres articles vestimentaires.

22 février – Mme Hall, organiste à la paroisse Sainte-Bibiane de Richmond fut honorée et félicitée pour ses 57 ans de dévouement. Pour la remercier de ses services à l’église, on lui a présenté une bourse de 250 $.

18 avril – Le conseil de ville d’Asbestos a fait ériger un escalier pour se rendre à la croix illuminée sur le chemin de Wotton. Chaque année, elle est visitée à deux occasions, pour la fête du Sacré-Cœur et celle du Christ- Roi.

9 mai – Sensible aux plaintes formulées par les citoyens de Richmond concernant la fumée dégagée par les locomotives à charbon, le CNR va innover en utilisant des diesels qui polluent beaucoup moins.

13 juin – Asbestos aura un Centre civique dont les travaux commenceront en juillet prochain. Ce centre sera muni de 1 800 sièges et un espace libre qui pourra accueillir 1 600 personnes debout pour encourager les patineurs qui évolueront sur une glace artificielle. Un restaurant et des salles de réunion qui répondront aux besoins actuels et futurs. Il y aura une glace pour le curling.

Le coût du projet est évalué à 390 000 $, n’incluant pas les plans qui ont été faits par les ingénieurs de la CJM. Les employés ont été invités à aider financièrement à la réalisation du projet demandé par la population. Aujourd’hui, l’endroit porte le nom de Aréna de Val-des-Sources.

Aréna de Val-des-Sources


5 août – Vers 1942, la compagnie Johns-Manville (CJJM) avait érigé un kiosque à musique près de son bureau principal qui fut démoli par manque d’assistance. Les conseillers ont trouvé bon d’en construire un autre en ciment, celui-là au parc municipal Dollard.

3 octobre – De nombreux dignitaires d’Ottawa, de Montréal et de la région sont venus participer aux célébrations de l’ouverture d’un nouveau local pour le service de placement et pour l’assurance chômage. Il sera érigé au coin de la rue Saint-Hubert et du boulevard Saint-Luc.

31 octobre – Des Hollandais, déjà propriétaires de 4 usines de fabrication de chaussures en Europe, viennent d’en inaugurer une cinquième à Richmond. Elle donnera de l’emploi à 80 personnes en prévoyant de porter ce nombre à 250 prochainement. Parmi ses clients canadiens, elle a su attirer l’attention de CJM sur la qualité et le prix de ses chaussures de sécurité équipées d’un cap d’acier *. Soucieuse de la sécurité de ses employés, la CJM emplissait les tablettes de son magasin principal, section achat personnel, de chaussures provenant de Prospect Shoes de Richmond.

*À ces avantages de chaussures de sécurité, j’en avais un autre d’ordre personnel.
Après avoir essayé les chaussures remises par le commis, je me rendais les payer à une employée de bureau qui remplissait une formule pour en déduire la somme sur ma prochaine paye. Cette gentille personne, prénommée Réjeanne, c’est elle que j’ai choisie pour passer le restant de ma vie. Je vous la présente assise sur le bord d’un pneu d’un camion de 35 tonnes dans mon blogue Ma vie de camionneur.

Ma compagne de vie, Réjeanne McKeown, alors employée de la CJM d’Asbestos

14 novembre – La nouvelle paroisse de Saint-Barnabé a une double raison d’être en liesse aujourd’hui. La première, c’est la bénédiction de l’église Saint-Barnabé construite en bois renforcé d’acier par l’entrepreneur local Paul Proulx. La seconde raison, une autre bénédiction pour l’inauguration de l’école Sainte-Marguerite de l’Estrie. Les deux édifices sont situés sur la rue Manville, rue qui sert d’entrée arrivant de Danville, direction Asbestos.

31 décembre – Journée très triste pour la famille Girard de Danville qui a perdu plusieurs de ses membres dans un accident mortel survenu sur la route menant à Sainte-Perpétue. Leur auto fut frappée à 9 h 45 du soir à un passage à niveau par le rapide Montréal – Halifax. Bilan final, 5 morts et 3 blessés graves. Tous les gens sympathisent avec la famille Girard qui est avantageusement connue dans la région.

1951 – Ephémérides Asbestos et environ

Note de l’éditrice des Carnets de Charles-Émile – En ce jour magnifique, mon père Charles-Émile célèbre ses 90 ans. Pour souligner cet événement, il s’est offert un cadeau, une œuvre rare. Féru d’histoire, avide de connaissances, à la curiosité insatiable, il s’est procuré le livre La guerre des nazis contre le cancer de Robert N. Proctor, professeur d’histoire des Sciences à Pennsylvania State University (Etats-Unis), publié par la maison d’édition Les belles lettres, collection Histoire.

Peu d’hommes de sa génération et de son âge s’offrent ce type de cadeaux pour souligner leur anniversaire de vie. Au fil de ses recherches, il a découvert cette oeuvre rare, sérieuse, troublante qui plonge dans une réalité historique atroce. Charles-Émile a entrepris cette lecture de façon studieuse, comme il le fait toujours pour la rédaction de ses blogues publiés dans ses Carnets de Charles-Émile, chaque mois depuis maintenant février 2015.

Ainsi est mon père… depuis toujours animé d’une curiosité intellectuelle éclectique, avec toute ma reconnaissance, son aînée, Renée Giguère

Les médecins nazis commirent d’innombrables atrocités pour tenter de créer, selon le projet dément d’Hitler, la race allemande des seigneurs. Cependant, au cours de ses recherches, l’historien des sciences Robert Proctor a découvert que l’Allemagne nazie avait des décennies d’avance sur les autres nations dans la mise en place de réformes sanitaires que nous considérons aujourd’hui comme progressistes et socialement responsables.

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1950 – Éphémérides Asbestos et environs

Je poursuis mon voyage dans le temps en vous partageant des éphémérides.

Je vous invite, pour ce blogue d’octobre, à vivre les faits saillants de l’année 1950, tels que relatés par la Société d’histoire d’Asbestos dans un cahier spécial du journal l’Actualité-Étincelle.

À ces textes, j’ajoute à l’occasion mon grain de sel et quelques souvenirs personnels.

1950

24 janvier – Des représentants du ministère de la Jeunesse et de la Commission scolaire acceptent la proposition de la cie Johns-Manville (CJM) d’offrir un local temporaire pour la création d’une école d’Arts et métiers à Asbestos en attente de la libération de l’actuel High School, en attendant l’ouverture d’un nouveau local qui sera terminé l’automne prochain à Danville. Ce local offert par la CJM était situé tout près de la mine, avait déjà servi de bunker pour abriter des immigrants avant d’être utilisé comme entrepôt pour Meubles Parenteau d’Asbestos.

Première école des Arts et métiers d’Asbestos, située près la mine de la Cie Johns-Manville

11 avril – La CJM offre du travail à 2 366 employés à Asbestos dont le salaire annuel s’élève à 6 485 250 $. Un groupe de 1961 employés est payé à l’heure tandis qu’un autre de 405 est payé à salaire fixe. La moyenne des heures de travail par semaine est de 47,4. La moyenne des salaires hebdomadaires est de 52,61 $.

30 mai – Un désastreux incendie a dévasté la boulangerie de Richard Roux de Saint-Georges-de-Windsor. La cause inconnue de ce feu qui a endommagé les deux étages dont le deuxième servait de logis pour la famille. La quantité d’eau utilisée par les pompiers venus d’Asbestos, aidés de volontaires, a complètement vidé le puits du village.

20 juin – La fumée et les odeurs caractéristiques de la fabrication du papier que dégageaient les usines de la Domtar qui salissaient et adhéraient aux édifices de la basse ville de Windsor disparaîtront bientôt. Une cheminée faite de ciment, haute de 300 pieds, dont le mur de sa base aura 27 pieds 6 pouces de diamètre et le mur aura 5 pieds d’épaisseur. Le problème était réglé pour les résidents locaux, mais pour ceux qui demeuraient dans la région plus au nord, cette senteur, poussée par des vents venant du sud, servait d’indicateur pour une pluie prochaine.
Prédiction qui ne se trompait pas.

15 août – La Ville d’Asbestos a reçu une permission gouvernementale pour réduire à 20 le nombre de permis de taxis. Ce nombre sera atteint en ne remettant pas de nouveaux permis lorsque rendu à terme.

10 octobre – Avis est donné que les restaurateurs devront fermer le dimanche de 10 heures à 11 h 15, soit la durée de la grand-messe. Règlement qui n’a pas l’heur de plaire à tout le monde. Que feront les usagers du transport en commun pour acheter leurs billets où vont-ils s’abriter en attendant le véhicule désiré? Le conseil étudiera cette demande.

24 octobre – C’est durant cette fin semaine-ci qu’aura lieu le retour à l’heure normale à minuit. Exception faite pour certaines paroisses d’Asbestos où la tradition veut que ce retour soit effectué après la grand-messe.


Source

Société d’histoire d’Asbestos, Domtar

1949 – Éphémérides Asbestos et environs

Je poursuis mon voyage dans le temps en vous partageant des éphémérides.

Je vous invite, pour ce blogue de septembre, à vivre les faits saillants de l’année 1949, tels que relatés par la Société d’histoire d’Asbestos dans un cahier spécial du journal l’Actualité-Étincelle.

À ces textes, j’ajoute à l’occasion mon grain de sel et quelques souvenirs personnels.

1949 a été l’année de la célèbre grève de l’amiante d’Asbestos

14 janvier – Grande journée syndicale à Asbestos. Arrêt des négociations.

15 janvier La troupe Mélingre de Paris en tournée au travers du monde s’arrête à Asbestos pour jouer l’Avare de Molière à la salle de la paroisse Saint-Aimé.

Je vous lance ce défi. Est-ce que Étienne Marie Mélingue est le fondateur de la troupe Mélingre de Paris? Mon éditrice Renée a trouvé la fiche du Cimetière du Père Lachaise sur Étienne Marie Mélingue et le lien du Musée Carnavalet. J’attends vos réponses avec impatience!

Étienne Marie Mélingue,
Crédit photo Adolphe Yvon,
Musée Carnavalet, Paris

14 février – Les employés de l’amiante d’Asbestos déclenchent la grève. Ceux de Thetford les imiteront le lendemain.

25 février – La Société des Concerts d’Asbestos présentera le 1er mars au club AAAA le Choeur des Petits Chanteurs de Vienne qui viendra donner un concert. Cette chorale a été créée par Maximilien 1er, empereur autrichien qui autorisa la création d’une chorale pour garçons en 1418 pour prendre part aux cérémonies religieuses à la chapelle impériale.

Je vous invite à en apprendre davantage sur Les Petits Chanteurs de Vienne et à les écouter en concert.

Les Petits chanteurs de Vienne en concert

25 février – La Symphonie de Québec présentera au Club AAAA au grand public deux créations de M. Gaston Allaire, directeur musical de l’Harmonie d’Asbestos. Il étudie présentement à Philadelphie où il rencontre de grands maîtres, tel M. Charles Munch.

8 avril – Un débat animé s’est tenu au sujet de l’Hymne national à Ottawa, malgré qu’un député ait proposé que l’on adopte officiellement l’Ô CANADA tandis que le GOD SAVE THE QUEEN restait l’hymne national de tous les pays du Commonwealth.

15 avril – La ville de Richmond se dotera d’une OTJ grâce à la Chambre de Commerce des Jeunes et à l’appui de la population, un projet devra se réaliser avant les vacances avec un programme d’amusements pour les jeunes.

13 mai – Un cheval a donné toute une frousse à son conducteur lorsqu’il fut effrayé par le bruit et par la vue dégagée par une locomotive à vapeur aussi par son signal sonore annonçant son arrivée à la traverse à niveau de la rue Manville. Paniqué par ce spectacle sonore et visuel inhabituels, il prit le mors aux dents, quitta la route pour se sauver, manoeuvre qui fit tomber son maître dans le fossé. Le surveillant de la compagnie a averti la police qui aida à récupérer le cheval et les morceaux de la voiture. C’était un spectacle à l’image de Charlie Chaplin.

8 juillet – La grève de l’amiante est finie. Cette mémorable grève à l’époque a été le plus long conflit de travail de l’histoire du Québec et a marqué le début de la Révolution tranquille de la population québécoise.

5 août – L’arbitrage commence à Thetford sur le différend qui a causé la grève de l’amiante.

19 août – Réélection en entier du comité syndical qui a vécu toutes les péripéties de la grève.

7 octobre – Refus de la part de CJM de réengager Rodolphe Hamel, président du Syndicat – Assemblée du syndicat.

21 octobre – Le réengagement se continue la CJM.

29 novembre – De meilleures relations sont constatées entre le syndicat et la CJM.


Source

Photos : Musée Carnavalet, YouTube

Références : Cimetière du Père La Chaise, Wikipédia, Gouvernement du Canada, L’encyclopédie canadienne

Éphémérides – Asbestos et environs – 1946 et 1947

Je poursuis mon voyage dans le temps en vous partageant des éphémérides.

Je vous invite, pour ce blogue de juin, à vivre les faits saillants des années 1946 et 1947, tels que relatés par la Société d’histoire d’Asbestos dans un cahier spécial du journal l’Actualité-Étincelle.

À ces textes, j’ajoute à l’occasion mon grain de sel et quelques souvenirs personnels.

1946

11 janvier – Depuis la fin de la guerre, plusieurs services de transport ont établi leurs terminus à Asbestos. La Régie des transports autorise M. Alphonse Laramée à établir un service local entre Asbestos-Richmond-Montréal 2 fois par jour. La cie des Autobus Modernes relie Asbestos-Danville aux heures de changement de quarts de travail de la compagnie Johns-Manville et le service Asbestos-Ham Nord-Garby inclut un service en motoneige.

13 janvier – Ouverture officielle du Club de Ski-Manville. Pour les 75 membres, ce sera la première fois qu’ils verront cette nouvelle pente.

Club de ski Manville, Asbestos (Québec)


8 février – Jean-Louis Carrière opérera un service de motoneige qui reliera Asbestos-Wotton- Saint-Georges. Trois voyages réguliers sur semaine, et le dimanche sur demandes spéciales seulement.



29 mars – Le Messager Saint-Michel, journal officiel du diocèse de Sherbrooke, annonce la création d’une nouvelle paroisse à Asbestos sous le nom de Saint-Isaac-Jogues, l’un des 7 martyrs canadiens.

24 mars – On formera la Société des concerts à Asbestos pour les amateurs de musique et de chant. On souhaite réunir 500 membres qui achèteront leur billet pour les trois concerts prévus et eux seuls pourront participer à ces activités culturelles.

31 mai – Lucien Bédard, ingénieur forestier, fonde un club 4H pour les jeunes filles du couvent et la semaine prochaine, il rencontrera les élèves du collège. Les 4 H symbolisent : Honneur-Honnêteté-Habileté-Humanité.

Les Clubs 4-H du Québec


2 août – On laisse prévoir que l’amiantose pourrait être reconnue comme une maladie d’origine industrielle lors d’un ralliement de l’industrie minière tenu dimanche dernier.

30 aoûtFernando Gagnon, fameux boxeur originaire d’Asbestos, reconnu pour sa vitesse et sa mobilité et la force de frappe malgré sa petite taille, il a gagné un combat contre Eddie Pétrin, un adversaire classé dans une catégorie plus élevée que la sienne. Le combat prévu d’une durée de 12 rondes pris fin après la 5e causé par un KO.


J’ai bien connu Fernando, car nous étions mariés aux deux sœurs McKeown, lui à Solange et moi à Réjeanne.

Fernando Gagnon, boxeur poids coq aux poings d’acier

Le couple, Fernando Gagnon et Solange McKeown, eut 5 enfants, dont l’aîné, Jean-François Gagnon s’est fait reconnaître mondialement chez les alpinistes étant l’alpiniste québécois ayant grimpé le plus haut sur la face sud du K2 en hiver.

Jean-François Gagnon, l’alpiniste québécois ayant grimpé le plus haut sur la face sud du K2 entre décembre et mars, 1987-1988

6 septembre – La Société d’agriculture de Danville tiendra sa 70e exposition agricole les 13 et 14 septembre prochains.

En plus de l’exposition des produits agricoles locaux, un groupe venant de la Beauce en profitait pour aire une joyeuse fête foraine avec nombres d’activités et kiosques, et amusements divers, sans oublier la grande roue. Cette fête annuelle se déroulait sur un vaste terrain vague situé à l’arrière de l’ancien Hôtel de ville de Danville sur la rue Daniel-Johnson. À cause du développement domiciliaire, les organisateurs ont déplacé ce lieu de rencontre sur le terrain de courses pour les chevaux appartenant à l’hôtelier, Henri Louis Dion, situé sur la route 116, côté ouest, près de la rivière Nicolet, où est situé l’encan pour animaux près du motel Saint-Régis.


Source

Photos et logos : Internet

Fernando Gagnon – Memorial de la boxe

Jean-François Gagnon : Journal de Montréal

Éphémérides – Asbestos et environs – 1948

Je poursuis mon voyage dans le temps en vous partageant des éphémérides.

Je vous invite, pour ce blogue de juin, à vivre les faits saillants de l’année 1948, tels que relatés par la Société d’histoire d’Asbestos dans un cahier spécial du journal l’Actualité-Étincelle.

À ces textes, j’ajoute à l’occasion mon grain de sel et quelques souvenirs personnels.

1948

20 février – Lundi dernier, un chauffeur de taxi de Montréal est forcé par trois hommes, à la pointe d’un révolver, de se rendre à Danville où ils veuillent échanger un chèque. Comme la caisse est déjà fermée, on présente à travers la fenêtre un chèque au dos duquel il est écrit « Ouvre la porte où je tire ». Affolée, la caissière se couche au sol.

Taxi Lafleur – Cadillac Series 75 1948

Déçus de la tournure des événements, ils décident de retourner vers Richmond. La police, qui a été avertie au cours de cette période d’activités, s’en vient de Richmond (ancien lieu du poste de la police provinciale), les clignotants activés et lumière du toit clignotant.

Logo – Sûreté provinciale du Québec, communément appelé Police provinciale, 1946

À la vue des policiers qui arrivent, les voleurs arrêtent et prennent la poudre d’escampette en se dirigeant vers un boisé proche du lieu tout en tirant du révolver en direction des policiers qui leur courent après.

Ce que les fuyards ne savent pas, c’est que les policiers sont armés d’une mitraillette qui tire au-dessus de leurs têtes pour les avertir que s’ils n’arrêtent pas, ce sera dangereux pour eux. L’arme de poing tombe au sol, les 6 bras levés, les agents n’ont qu’à leur passer les menottes et les mener à la centrale pour interrogation.

20 février – Vingt-quatre personnes arrivées d’Europe le 13 février dernier, parmi eux, on compte 5 Yougoslaves, 1 Estuarien et 18 Ukrainiens dont l’âge varie de 18 à 33 ans. Ces personnes ont connu les rigueurs des camps de concentration nazis.

Ils sont heureux de vivre en paix et de commencer une nouvelle vie. La cie Johns-Manville d’Asbestos leur trouve un emploi et les abrite dans un logement d’un de ses nombreux édifices.

26 marsBromptonville est envahie par une immense débâcle formée par les glaces en aval de la Ville de Sherbrooke.

Le centre villageois de Bromptonville enseveli sous la glace, mars 1948. BAnQ Sherbrooke. Photographe non identifié

Sans aucun avertissement, les glaces ont créé tout un désastre et des pertes évaluées à plus d’un million de dollars. Dix-sept maisons ont été emportées et démolies et une quarantaine d’autres ont subi de graves dommages. Les membres des Chambres de commerce d’Asbestos et de Richmond ont recueilli des sommes, respectivement de 612 $ et 675 $ pour leur venir en aide.

10 septembre – La commission scolaire d’Asbestos se dotera d’une nouvelle école qui aura le nom de Saint-Joseph, elle sera bâtie au coin de la rue Chassé et boulevard Olivier, à l’adresse 309 rue Chassé. Elle aura 12 classes et une résidence pour les Sœurs de la communauté Saint-Joseph.

Ecole Saint-Joseph, située au 309, rue Chassé, Asbestos
Aujourd’hui, la MRC des Sources loge au 309, rue Chassé ainsi que plusieurs organismes de développement

19 novembre – Hier, il eut l’inauguration d’un nouvel hôpital et cliniques industriels de la cie Johns-Manville. Ils occuperont les deux étages qui recevront toutes les nécessités pour une installation moderne.

26 novembre – Un hold -up particulier. Un individu se présente à la caisse de la banque provinciale de Saint-Rémi-de-Tingwick. À la pointe d’un revolver, il réclame de la caissière le contenu de son tiroir-caisse. Elle lui remet 240 $.

Tout de suite après son départ, elle avertit la police et lui fait le portrait-robot du voleur. La description détaillée de la caissière permet à la police d’arrêter le voleur le même jour. Accusé de vol à main armée au procès qui en suivi, il a plaidé coupable au juge qui le questionne sur le pourquoi il a posé un tel geste.

Il a avoué qu’il était un voyageur de commerce de Coaticook, que sa femme, enceinte, attendait un enfant et qu’il n’avait pas l’argent pour payer les frais d’hospitalisation et que l’arme de poing qu’il avait présenté à la caissière n’était qu’un revolver-jouet.

L’article du journal mentionnant ce crime ne précise pas la punition qui lui fut imposée par le juge.

11 décembre – Un incendie a rasé le moulin à scie situé sur le chemin de Victoriaville, voisin du terrain de courses. L’origine de ce feu est inconnue. Le feu a détruit le moulin et l’équipement moderne, propriété de Gustave Nadeau.

Prochain rendez-vous en juillet 2022, pour la suite des Éphémérides de l’année 1949 d’Asbestos et environs.


Source :

taxi-library.org/culture

numerique.banq.qc.ca/patrimoine

wikipedia.org/wiki/Camps_de_concentration_nazis

estrieplus.com/contenu-notre_histoire_en_archives_debacle_a_bromptonville

Éphémérides – Asbestos et environs – 1943 à 1945

Je poursuis mon voyage dans le temps en vous partageant des éphémérides. Je vous invite, pour ce blogue de mai, à vivre les trois dernières années de la Seconde Guerre mondiale, soit celles de 1943 à 1945, tels que relatés par la Société d’histoire d’Asbestos dans un cahier spécial du journal l’Actualité-Étincelle.

À ces textes, j’ajoute à l’occasion mon grain de sel et quelques souvenirs personnels.

1943

8 janvier – Deux citoyens de la région viennent d’être décorés de la Médaille de l’Empire britannique par le roi de la Grande-Bretagne, George V1. Le premier, William Hetherington d’Asbestos a servi son pays sur un destroyer dans l’Atlantique comme officier-pilote électricien, le second, un résident de Richmond, Maurice Aldred Wittingham RCMVR (raison non-précisée).

Médaille de l’Empire Britannique (recto-verso)
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Éphémérides – Asbestos et environs – 1941-1942

Au cours de cette période d’activités réduites à cause de la COVID, j’ai voulu vous faire revivre des faits marquants vécus au cours des 80 dernières années passées, présentés sous forme d’éphémérides (liste groupant les événements produits à certaines dates), tels que relatés par la Société d’histoire d’Asbestos dans un cahier spécial du journal l’Actualité- Étincelle.

Remarquez que ces notes transmises le sont par un ASBESTOSIEN, ou plutôt par un Asbestrien, qui n’a pas honte de sa ville qui l’a vu grandir.

Pour ce blogue d’avril 2022, je vous invite à remonter en temps de guerre, aux années 1941 et 1942.

1941

3 juillet – Une rumeur court que le fédéral va imposer une taxe de 100 $ sur tout mariage qui se célébrerait après le 1er juillet. C’est peut-être la raison pour laquelle il y eut 20 mariages en fin de semaine. Les hommes mariés n’étaient pas encore réquisitionnés pour la guerre.

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Mon cinéma avec Vanessa Gauvin-Brodeur

J’ai près de 90 ans et je viens de vivre une grande première! La réalisatrice Vanessa Gauvin-Brodeur m’a offert ma première expérience en cinéma!

Cette jeune femme moderne et dynamique réalise actuellement un projet d’envergure sur Asbestos, avec Thomas Fortier, son cameraman.

Les origines du projet de film sur Asbestos

La jeune québécoise Vanessa a bourlingué dans plusieurs pays d’Europe avec sa famille.

À son retour au pays, elle a connu Thomas qui, comme elle, travaille dans le domaine de la cinématographie.

Dans une conversation, Thomas lui a parlé de son enfance, de ses grands-parents maternels qui ont vécu et vivent encore à Asbestos. Et que ce mot Asbestos signifie amiante en anglais.

Candide, elle lui a demandé : « C’est quoi ça, de l’amiante? » Il lui a répondu que l’amiante a déjà été appelé le minerai magique par les anciens qui en faisait des nappes d’autel qu’ils jetaient au feu pour purifier des tâches rouges laissées après des sacrifices sanglants. Et aussi, des mitaines pour déplacer des objets très chauds, sans se brûler!

Interrogative – « Si ton pépé René Levasseur a déjà travaillé dans l’amiante, il doit sûrement avoir d’autres personnes encore vivantes qui pourraient nous renseigner et nous témoigner de leur vécu en contact avec ce minerai qui était magique auparavant? ».

Recherche de travailleurs – Avril 2021 – sur Facebook : « Recherchons d’anciens travailleurs de l’amiante d’Asbestos pour partager leurs souvenirs avec une équipe pour un court métrage. Si intéressés, envoyer vos noms et coordonnées. ».

Comme vous le savez, je suis curieux de nature et j’écris chaque mois mon blogue Les Carnets de Charles-Émile depuis février 2015. Plusieurs personnes ont mentionné mon nom suite à l’annonce de Vanessa et ma fille Renée a même reçu un appel de l’hôtel de Ville d’Asbestos sur le sujet. J’ai donc répondu « Intéressé » pour participer au projet de Vanessa!

Je lui ai écrit : « J’ai œuvré pendant 38 ans à la minière d’Asbestos dont 18 à l’entretien du moulin et n’en porte aucune séquelle comme vous pourrez le constater sur des blogues mensuels dont l’un d’eux, intitulé Mon regard sur l’amiante. ».

Un mois plus tard, Vanessa s’est manifestée. Ma fille Renée a alors pris contact avec elle pour discuter et évaluer si ma participation pouvait contribuer à son projet de court métrage.

Ainsi est née notre collaboration!

Mon texte et ma voix

En septembre 2020 – nous avons eu une première rencontre à la RPA où je résidais, en compagnie de Thomas son caméraman qui filme les images.

Dès cette date, Vanessa et moi avons eu des échanges réguliers pour structurer, rédiger, clarifier, rectifier et réviser mon propos pour son film. Cette relation épistolaire m’a nourri pendant des semaines, voire des mois. Tellement que la pandémie s’est mise de la partie et j’ai moins souffert de sa présence parce que j’avais mes textes à préparer pour Vanessa et ma tête était nourrie de souvenirs de mon passage à la cie Johns-Manville d’Asbestos.

Les échanges avec Vanessa m’ont beaucoup nourris ces deux dernières années!

À l’automne 2021, Vanessa m’a proposé trois journées d’enregistrement de ma voix en m’appuyant sur les textes que j’avais écrit, guidé par ses bons conseils professionnels. Pour réaliser ce premier travail de captation vocale avec son preneur de son Marc-André Labonté qui enregistre les paroles, elle a réservé la résidence de la Galerie G de BR, nouvellement ouverte à Danville. Nous avons été le premier projet culturel de cette résidence artistique. Vanessa m’a fait vivre beaucoup de premières!

La réalisatrice Vanessa Gauvin-Brodeur, Charles-Émile Giguère et
Marc-André Labonté, preneur de son, à la Galerie G de BR de Danville,
pour le projet de film sur Asbestos, automne 2021

Maintenant les images

En février dernier (2022), Vanessa et Thomas sont venus passés toute une semaine à Danville pour faire le tournage des images de leur court métrage. Cette fois, ils sont venus à la Résidence Le Louis d’Or où j’habite maintenant avec Réjeanne. Ils ont tourné quelques scènes sous différents angles à l’intérieur et aussi à la bibliothèque de Val-des-Sources.

L’équipe professionnelle de Vanessa Gauvin-Brodeur et Thomas Fortier en tournage avec Charles-Émile Giguère à l’Auberge pour aînés Le Louis d’Or de Danville, février 2022

Dans un monde idéal, il y aurait eu une journée de prises de vues extérieures avec des chutes de neige. Vanessa a retenu que je cite dans l’un de mes blogues que la poussière de l’amiante tombait continuellement du ciel sur la région lors des jours de travail à la mine et cette poussière ressemblait à de la neige, mais était permanente et ne fondait pas l’été. Malheureusement, la journée choisie n’était pas neigeuse.

Une belle première expérience!

J’ai donc appris que pour tourner un film, il faut que les actions et les textes soient répétés plusieurs fois mais d’une manière, d’une position ou d’une émotion différente d’une fois à l’autre. Lors du montage, la réalisatrice choisit les images et les prises de son qui traduisent le mieux le message qu’elle veut livrer.

Merci Vanessa pour la patience que tu as su conserver à mon égard, tout au long de la réalisation de ton premier film documentaire.

Je profite de cette journée du 8 mars appelée Journée de la Femme pour remercier toutes les femmes de ma Vie qui ont contribué à mon développement et à mon bien-être!

Charles-Émile

Éditrice et crédits photos : Renée Giguère

Comment nommez-vous votre fratrie?

En ce début février 2022, Charles-Émile signe ici son 135 article publié dans ses Carnets de Charles-Émile. Depuis 2015, tous les débuts du mois, un article de son cru paraît. Il s’est mis à l’ordinateur, fait ses recherches sur Google et rédige tous les jours pour vous proposer une variété de sujets qui le passionne.

Bravo cher paternel pour ta ténacité et l’intérêt de tes écrits, ton éditrice d’aînée, Renée

Comment nommez-vous votre fratrie?

Pour définir nos liens familiaux, parfois on utilise les termes germain et utérin, sans trop savoir pourquoi.  

Le mot germain est d’origine très ancienne. Déjà, dans l’Antiquité, les Romains qualifiaient du nom de « germain » les gens qui habitaient une grande région située au nord de leur patrie. Ces gens parlaient des langues différentes et avaient de grandes similitudes entre elles. 

Le terme germain tire son origine de la réunion de deux mots de l’ancienne langue allemande, soit gair signifiant voisin et man signifiant peuple.

Comme les gens du pays voisin avaient de grandes similitudes, ils avaient donc quelque chose en commun.

La langue française étant une langue vivante, le mot germain a été adopté pour désigner deux personnes issues de mêmes parents.

Si l’enfant à naître provient d’un second mariage du père, il deviendra le frère-soeur germain.e de ceux issus du mariage précédent, car ils ont un géniteur commun.

Si l’enfant à naître provient d’un second mariage de la mère, il deviendra le frère-soeur utérin.e de ceux issus du mariage précédent.

Si l’enfant à naître est le premier du couple, il sera l’né de la famille. S’il naît après un frère ou une sœur, il sera le frère-sœur puîné.e.

Maintenant que vous savez comment bien nommer votre fratie, je vous invite à vérifier votre compréhension avec ma propre histoire

Mon histoire familiale est complexe, tricotée serrée!

Pour vous aider à vous démêler, ou à bien vous embrouiller, je vais vous présenter mon histoire familiale. Elle est complexe et tricotée serrée, comme vous allez le découvrir.

Notre vécu familial et consanguin comporte des germains, des utérins, des aînés et des puînés. Je vous explique…

Anna Giguère

Ma mère, Anna Giguère s’est mariée trois fois

Ma mère s’est mariée trois fois et ce n’est qu’à son troisième mariage qu’elle a perdu son nom de fille pour prendre celui de son premier amoureux qu’elle avait eu en fin d’adolescence.

À sa première noce, ma mère Anna Giguère, enfant d’Alfred Giguère et d’Athanasie Lassonde, maria son cousin germain Honoré Giguère. Elle demeura donc Giguère, mariée à Giguère.

Honoré Giguère, son premier mari

Honoré était le fils de Napoléon Giguère et d’Odélie Lassonde. Alfred et Napoléon étaient cousins germains. Les épouses, Athanasie et Odélie, étaient sœurs germaines, car elles avaient le même père.

Lors d’un accident d’auto, Honoré décéda subitement à l’âge de 26 ans laissant sa femme Anna veuve. Elle était enceinte de 2 mois d’un quatrième enfant, dont 3 enfants en bas âge : Roger, l’aîné de 5 ans suivi des jumeaux puînés âgés de 3 ans.

On est alors en 1929, en pleine crise économique, sans aucune sécurité sociale, exceptée l’entr’aide sociale de la parenté et des amis.

Parallèlement aux épreuves subies par Anna, Émile Giguère, frère germain puîné d’Alfred, étaient tous deux orphelins de leur mère, morte en accouchant.

Joseph Giguère, père d’Alfred, devenu veuf se remaria à Athanasie Lassonde. En langage populaire, Alfred était le demi-frère d’Émile. Émile, un célibataire âgé de 30 ans, venait d’acheter la ferme de sa mère avec l’obligation de subvenir à ses besoins jusqu’à sa mort.

Dans ce contexte familial et social, Anna Giguère et Émile Giguère ont trouvé sage d’unir leurs destinées.

Émile Giguère,
son deuxième mari, mon père

Ainsi, Anna aurait de l’aide pour élever sa famille et Émile trouvait une compagne pour partager sa vie quotidienne de fermier et aussi une future mère pour les enfants qu’ils pourraient engendrer.

Ils se sont donc mariés au début du mois de février 1932, il y a 90 ans aujourd’hui. Anna demeura toujours Giguère, une fois mariée à Émile Giguère, son deuxième mari, mon père.

Anna devint enceinte peu de temps après. Les nombreuses belles-sœurs d’Émile qui étaient l’avant-dernier d’une famille de 20 enfants faisaient des remarques concernant les rondeurs trouvées précoces de la nièce devenue leur belle-sœur.

Anna les entendait, mais ne réagissait pas, tout en espérant que le petit ange qu’elle portait attendrait 9 mois avant de se montrer la binette.

Hé, oui, il a attendu ses 9 mois, bien au chaud dans son sein, car il est né au début de novembre 1932, baptisé à Sainte-Élisabeth de Warwick et nommé Joseph-Adélard-Charles-Émile. C’est ce petit Ange-là qui, 89 ans plus tard, partage avec vous sa généalogie.

Je suis l’aîné d’Émile et d’Anna Giguère, suivi de 6 frères et sœurs germains puinés, car nous sommes issus de géniteurs communs. Mes demi-frères et sœur du premier lit sont mes frères et sœurs utérins, aussi Giguère.

Pour décrire le lien de parenté entre des enfants issus d’un père commun et de deux mères différentes, le terme est consanguin. Mais dans le langage courant, on dira les enfants du premier lit, du second lit.

Ces termes sont souvent utilisés par les notaires dans les testaments et aussi par les
généalogistes pour établir une priorité à certains titre de noblesse.

Charles-Émile Giguère, blogueur
Je suis l’aîné d’Émile et d’Anna et ce blogue
Les carnets de Charles-Émile est ma création depuis février 2015
Roméo Duval, son troisième mari et sa première flamme à l’adolescence

Anna Giguère s’est remariée en troisièmes noces avec Roméo Duval, son premier amoureux. Pour la première fois de sa vie, à l’âge de 68 ans, ma mère changea de nom de famille pour devenir madame Roméo Duval.

Après avoir rédigé ce texte personnel, je réalise que je l’ai composé 89 ans plus tard, à la même date, début de février, du mariage de papa Émile et de maman Anna que je salue en leur souhaitant longue vie d’éternité et de bonheur.

Charles-Émile

L’agnotologie, ça vous dit quelque chose?

L’agnotologie est un mot nouveau qui vient du grec qui signifie Ne pas savoir, et logos : science. C’est l’étude des pratiques qui font la promotion de l’ignorance.

On peut aussi bien dire que l’agnotologie est l’art de la menterie et du mensonge par des industriels que l’ignorance des populations qui leur confère un pouvoir sur celles-ci, selon Gérard Montpetit, membre du comité de citoyens.es pour la protection de l’environnement.

Robert N. Proctor

Ce mot, agnotologie, a été créé en 1992 par Robert N. Proctor, un chercheur universitaire qui a fait une étude sur les manières employées par les avocats des industriels du tabac pour éluder, camoufler ou détourner afin de ne pas répondre de façon claire aux questions posées à Paul-André Rosental.

Paul-André Rosental

Ce dernier, Paul André Rosental, a été l’avocat principal du gouvernement fédéral américain dans une poursuite de plus de 550 milliards de dollars contre les cigarettiers américains. Ce montant énorme équivalait aux déboursés faits par l’OBAMACARE pour soigner les maladies causées par le tabagisme aux USA. 

Nous, résidents de zones amiantifères québécoises, en particulier Asbestos et Thetford, avons pu constater la véracité de cette affirmation avec l’enquête et les recommandations faites en 2020 par le BAPE (Bureau d’audience publique pour l’environnement) dans la cause de l’utilisation sécuritaire des haldes de rebuts pour en retirer les richesses minérales qu’elles contiennent.

J’ai répondu positivement à l’invitation lancée à tous les citoyens de présenter un mémoire. Cette démarche fut faite en deux temps. Dans un premier temps, je devais démontrer par écrit mon intérêt sur ce projet tandis que dans un deuxième temps, il me fallait faire connaître verbalement mes motivations ou réticences devant les experts du BAPE venus à Asbestos.

Vu que j’avais enregistré tardivement ma présence seulement à la pause-café le jour même, je fus le dernier à prendre la parole à midi, heure qui devait marquer la fin de la séance. Quelques minutes après le début de ma communication, on me demanda d’en dire les mots de la fin. Frustré de ne pas avoir pu faire connaître mon point de vue de façon orale, je l’ai fait de façon virtuelle.

Libre de toute contrainte, je fis sur ordinateur la description de la vie à Asbestos avant la construction du nouveau moulin terminée en 1953. Ma missive débutait par une photo montrant un nuage de poussière émanant des vieilles installations, rejeté continuellement dans l’environnement depuis plus d’une quarantaine d’années. La région était couverte d’une neige qui ne fondait pas l’été. L’eau qui alimentait les résidents et les animaux de la ferme n’a jamais fait de victimes connues.

La presque majorité des témoignages, autres que le mien, présentés au BAPE, laissaient croire que l’amiante était responsable des symptômes de plusieurs maladies.

Ces mêmes symptômes de maladies existaient déjà au Moyen Âge, cent ans après que Christophe Colomb eut ramené en Europe des feuilles et des graines de pétun. Le mot pétun devint tabac en souvenir de l’île Tobacco où Christophe Colomb avait fait la connaissance de cette plante.

Les gens du pays enroulaient une feuille de cette plante sur elle-même pour en faire un bâtonnet dont ils mettaient le feu à un bout et de l’autre, ils en respiraient la fumée qui en sortait. Partout où ils allaient, ils étaient toujours accompagnés de pétun dont la fumée faisait fuir les indésirables et omniprésents moustiques. Dans leurs expéditions lointaines, souvent guerrières, le pétun occupait la première place des provisions à apporter.

Ils connaissaient déjà l’effet psychotrope sur le cerveau humain qui permet au fumeur de percevoir des sensations que la réalité ne pouvait leur offrir.

Cela dit, je reviens au long texte final du BAPE qui contenait toutes ses activités incluant le catalogue du nom, sous forme de code, des signataires et une très courte description de leurs maladies respectives, supposément causées par l’amiante ainsi que sa recommandation faite au gouvernement. En aucun endroit dans cet exposé, je n’ai vu le mot tabac comme pouvant possiblement être la cause de ces nombreuses maladies qui affectent les organes du corps humain.

La lecture de cet exposé me causa une agréable et très surprenante surprise. Trois noms de participants y sont cités : Bernard Coulombe, ex-président de la défunte Mine Jeffrey, Gilles Morin, médecin et ex-responsable de la santé pour la Mine et en troisième lieu, c’est mon nom qui apparaît, moi le ferblantier, Charles-Émile Giguère. Le nom des autres participants est présenté sous un nom codé. Je suis très fier d’avoir contribué à ma façon à la défense de l’amiante par ma participation au BAPE.

Pourquoi citer le nom d’un vieillard, aujourd’hui âgé de 89 ans, retraité depuis 30 ans, qui n’a fait que remémorer le vécu de sa famille sur une ferme située à un mile à l’est d’Asbestos où les vents dominants poussaient continuellement une neige grise qui ne fondait pas l’été. C’était de l’amiante pur à cent pour cent. De l’amiante, il y en avait partout dans l’environnement.

Si c’était vrai que l’amiante chrysotile est dangereux, ça ferait longtemps qu’il n’y aurait plus de vie autour de ces villes minières. Mon témoignage rendait nul et non avenu celui fait par plusieurs personnes qui prétendaient que c’était l’amiante ou ses poussières responsables de leurs malaises.      

À cause de mon âge, j’ai pu faire un témoignage libre des préjugés récents et omniprésents sur les réseaux informatiques créés et maintenus bien vivants qui sont envenimés par les conspirateurs des industriels du tabac.

L’amiante a servi de bouc émissaire à ces conspirateurs qui emploient l’AGNOTOLOGIE pour camoufler les effets désastreux de leurs produits sur la santé de plusieurs millions d’humains dont ils se servent pour ¨acheter¨ des politiciens et de supposés scientifiques véreux.

Dans des blogues mensuels que je publie depuis 2015 sous la guidance de ma fille aînée Renée et l’aide de mon épouse Réjeanne, je traite de sujets variés, entre autres, une dizaine concernant cette supposée dangerosité de l’amiante chrysotile. Je vous invite à prendre connaissance de mon mémoire déposé au BAPE ici.

Charles-Émile